mercredi 1 juillet 2015

Bahia : Salvador pendant les fêtes de la Saint Jean

J'ai quitté notre petit nid à Niteroi pour une semaine dans la région de Bahia, un peu plus au Nord. 
J'y ai rejoins Leila, qui m'avait proposée de l'accompagner pour faire un trek de 3 jours dans le parc de la Chapada Diamantina, dont je consacrerais un article.
Notre première étape a été la ville de Salvador. 
Nous y sommes arrivées dans la nuit, après un voyage en avion tourmenté (oui j'ai eu les chocottes =D). Nous avions réservé une poussada pas très loin de l'aéroport. Petite frayeur, puisque arrivées là-bas, la maison été vide ... Un gentil voisin nous a invité chez lui et a appelé la propriétaire qui était en train de faire la fête. Heureusement il a fini par la convaincre de rentrer ! La matin, nous avons pris un petit déjeuner sur la plage, où encore une fois la gentillesse des brésiliens a pointé son nez. On voulait en effet prendre un petit déj, mais il n'y avait rien... Un monsieur qui tenait un stand de boisson nous a gentiment proposé d'aller nous acheter de quoi manger ! Il est revenu avec un plateau de petits sandwich au fromage (et oui ici les petits déj sont salés) et du jus d'orange ! En revenant à la Poussada, deuxième surprise puisqu'il n'y a pas d'eau ! Heureusement au vu des événements de la veille, la nuit nous est offerte. On a tout de même envie de quitter rapidement cet endroit...


Après une halte à la gare routière où nous avons déposé nos bagages, nous nous dirigeons vers le centre de Salvador. Nous sommes un peu sur nos gardes car cette ville n'a pas très bonne réputation ... Première impression : la région paraît beaucoup plus pauvre que Rio ... Les immeubles sont décrépis voir complètement à l'abandon, les routes et les trottoirs sont en mauvais état. 

Les immeubles à l'abandon, dignes d'un décor de film apocalyptique

Nous voulons visiter la ville haute. Il s'agit en faite du centre historique, connu pour ses maisons colorées et ses nombres églises. La ville est d'ailleurs surnommée la "Rome noire" du Brésil : noire parce que Salvador est peuplé principalement des descendants d'esclaves africains, et Rome car la ville compterait 365 églises, une pour chaque jour de l'année ! 

Pour se rendre dans la ville haute, il faut emprunter un ascenseur. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes tombées pendant les fêtes de la Saint Jean, il s'agit du plus gros événement de la ville après le Carnaval. Les rues sont donc très vivantes et flanquées de nombreux stands de cuisine typique. Nous avons notamment goûté aux très fameux Acarajés, des beignets de farine d'haricot agrémentés de sauce assez spéciale. Nous n'avons pas vraiment aimé cela... 





Nous tombons devant l'église de Nosso Senhor de Bomfim, dont les grilles sont littéralement recouvertes des fameux fitas de bomfim, vous savez, ces rubans colorés que l'on retrouve un peu partout ! Pour la petite histoire, ces bandelettes de tissus existent depuis le XIXe siècle. A l'époque elles étaient en soie et mesuraient 47cm, la longueur du bras de la statue du Christ exposée dans l'Eglise. Les croyants viennent nouer leur ruban le premier dimanche de l'an, afin de leur apporter prospérité et bonheur. Bien évidemment, nous avons succomber et sommes reparties avec notre ruban au poignet ! Aujourd'hui, ceux-ci sont fabriqués dans une matière synthétique et ne mesurent plus que 40cm. Le mien est rouge et représente la passion, ainsi qu'Exu, le dieu de chemin chez les orixas, la religion afro-brésilienne fondée par les esclaves ! Pur hasard, puisque on a appris cela après évidemment ;) On a même oublié de faire un vœu en le nouant ! 

L'église de nosso Senhor de Bomfim...
... Et sa grille haute en couleurs ! 

Nous ne sommes pas déçues de notre balade, l'ambiance est très festive : musique, danse, pétard (même si au bout d'un moment ça nous casse les oreilles ^^) ... Tout cela apporte un charme certain à notre visite ! 

En fin de soirée, on retourne à la gare routière où nous allons prendre notre bus direction Lencois, un petit village au bord du parc national de la Chapada ! A suivre ... 

jeudi 18 juin 2015

Rio : Morro da Babilonia

Encore une jolie randonnée pour moi. J'y prends vraiment goût ! Avec mon acolyte Leila, nous avons gravi le Morro da Babilonia, une des nombreuses petites montagnes de Rio, entre Copacabana et Leme. Une ballade tranquille et pas trop compliquée mais qui nous a permis d'avoir encore une magnifique vue sur Rio ! Décidément, cette ville m'émerveille jour après jour... C'est agréable de visiter Rio de cette manière, de passer de la ville et ses hauts buildings au calme de la forêt !
On nous avait prévenu que le départ du sentier était un peu difficile à trouver, alors nous avions bien repéré avant et nous n'avons pas eu de soucis. On rentre dans une zone militaire et les petites maisons laissent petit à petit place à la forêt. Il y a plusieurs sentiers, on en repère deux, un qui amène au sommet de la montagne, le second à un point de vue sur le Pao de Acucar et la Praia Vermelha.

On se retrouve rapidement face à de très belles vues sur Copacabana. Dommage qu'il y est tous ces affreux immeubles, mais en même temps le contraste entre leur couleur blanche et les bleus et verts du paysage apporte un certain charme !

J'ai l'air malheureuse n'est ce pas ? =)

On continue de suivre le sentier. Nous croisons des petites cabines militaires. Si j'ai bien compris le panneau, il s'agissait de l'endroit où étaient entreposés les bâtons de dynamite utilisés pour creuser le tunnel du métro.


On arrive rapidement au sommet. La randonnée est bien plus simple et rapide que l'on pensait !
On a une vue plongeante sur les quartiers de Botafogo et de Flamengo ainsi que sur le Pao de Acucar et le Corcovado. Décidément, je les aurais vus de tous les côtés ! On en prend (encore) plein les yeux ! 

Je suis la reiiiine du mooooonde ! 
La photo de touriste =)

Nous sommes ensuite redescendues un petit peu pour suivre le sentier menant au point de vue de la Praia Vermelha, qu'on a finalement jamais trouvé ... Le sentier se terminait en effet en cul de sac, au milieu de la forêt. On est un chouilla déçues, même si on arrive à avoir une jolie vue sur le Pain de Sucre à travers les feuillage. On tente de continuer un peu, mais on fait rapidement demi-tour, la forêt est de plus en plus dense. 


On a chaud, on a faim, on commence à bien fatiguer, du coup on a pas trop le courage de reprendre le chemin de l'aller ... Au milieu de nulle part, on voit un escalier. Je suis bien tentée pour le prendre, Leila est un peu plus septique ... Mais j'ai vraiment trop faim ! 

- Pour l'anecdote, j'avais prévu la rando en achetant des bananes en cas de coup dur. Sauf que celles-ci se sont avérées être vraiment mais alors vraiment pas bonnes ! Elles assèchent complètement la bouche et sont un peu amer ... J'ai posé la question à Amencio le soir, il s'agirait en faite d'une sorte de banane utilisée pour la cuisine ... Je le saurais ! -

La plage de Leme est en contre-bas, je me dis que cet escalier doit bien tomber quelque part ! On range bien tous nos appareils photos et autres "au-cas-ou-on-tombe-sur-une-favela" ! On arrive en effet rapidement sur les hauteurs de la favela Babilonia. Il s'agit d'une favela complètement pacifiée et en effet, nous n'avons pas eu de soucis (heureusement !). On se rend bien compte que l'on est dans un quartier pauvre et populaire, mais c'est très propre et les maisons sont bien entretenues. On continue de descendre les fameux escaliers, très raides, et on se dit que les gens qui habitent tout en haut n'ont pas intérêt d'oublier le pain =D Les maisons ont en effet été construites sur le flan de la montagne sans organisation. Du coup il n'y a pas réellement de rues, mais des escaliers qui desservent directement les maisons. 

L'art de rue à l'entrée de la favela, 

On arrive (enfin) dans le quartier de Leme. On s’attelle à un petit bar au bord de plage pour manger et déguster un délicieux jus ananas-kiwi ! Leila a l'occasion de me montrer ses talents de négociatrice hors-pair auprès des vendeurs ambulants. J'en profite pour m'acheter un joli paréo que j'avais repéré lorsque j'étais venu avec Damien et que j'avais regretté de ne pas avoir acheté. 

Encore une jolie journée ponctuée de superbes vues, de chaleur et de sourires si chers à ces brésiliens ! Parisiens, prenez-en de la graine ! ;) 

Bises à tous 



dimanche 14 juin 2015

Rio : le Pain de Sucre

Ahhh le fameux Pain de sucre ! 
Le nom de ce mont rocheux proviendrait de sa ressemblance avec la forme des blocs de sucre qui étaient placés dans des moules en argile (et que l'on appelait pains de sucre donc). Sur une carte française datant de 1555, la montagne est dénommée "Pot de beurre". Heureusement que les portugais sont arrivés, cela aurait été quand même moins glamour ! Il existe une autre théorie, un petit peu plus "exotique", qui voudrait que Pao de Açucar soit dérivé de l'expression indienne "Pau-nh-Acuqua" qui signifie "montagne haute, pointue et isolée".
Pour la petite anecdote, en arrivant à l'aéroport la femme d'Alessandro, Diana, a demandé au chauffeur de taxi pourquoi il y avait beaucoup de monts rocheux ici. Il lui a répondu que c'était "la providence de l'eau"... Pour une explication plus scientifique on repassera =D Il s'agit en faite d'un énorme (et c'est peu de le dire) bloc de granite. 

Tout le monde ici nous conseillait de planifier la visite pour voir le coucher de soleil. Et en effet, on ne l'a pas regretté ! Après avoir visité le Corcovado, avec Alessandro et Diana, direction donc le quartier d'Urca où se trouve le départ du premier téléphérique. Pendant la queue, on se fait prendre en photo devant un magnifique fond vert, pour une photo montage souvenir on ne peut plus kitsch !



Le premier téléphérique nous emmène au Morro da Urca (montagne de l'Urca). La vue y est déjà très jolie ! J'ai beaucoup apprécié le fait que les aménagements touristiques respectent la nature environnante. Entre les stations des téléphériques, les boutiques souvenirs, les bars/restaurants, le sommet n'est pourtant en rien bétonné à outrance. Au contraire, les constructions se mêlent à la forêt et à l'environnement alentour. Il y a un peu de monde, mais on ne se bouscule pas et les queues ne sont pas trop longues. 


Départ du deuxième téléphérique 

On doit ensuite prendre un second téléphérique pour monter en haut du fameux Pao de Acucar, haut de 396 mètres. Il parait que la montée est une des plus belles au monde et on va vite comprendre pourquoi. Dans mon petit guide que je trimbale partout, il y a une ligne qui m'a fait rire, puisqu'ils disent que "la seconde partie du trajet s'effectue dans le vide : vertige garanti !". Bon, le vide, jusque là rien d'inquiétant puisque c'est un peu le principe du téléphérique. Une fois dans la cabine, je comprends un peu mieux ce qu'ils voulaient dire, puisqu'en effet on est très haut par rapport au sol. Heureusement que nous n'avons pas le vertige, nous avons pu profiter du magnifique paysage. 


La plage au fond, c'est chez nous !
Devant Copacabana 

Le soleil commence à décliner et on en prend plein les yeux ! Les couleurs sont vraiment superbes. 

Cobacabana et la praia Vermelha (plage rouge) 
Vue du côté de Niteroi 
Vue sur le quartier de Flamengo

On redescend sur le Morro da Urca où on profite encore un peu de ce magnifique moment ... Rio s'éclaire petit à petit. C'est très beau ! 




Encore une très jolie découverte ! Comme pour le Corcovado, c'est vrai que l'on fait beaucoup la queue : pour acheter les tickets, pour monter dans le premier téléphérique, pour monter dans le deuxième téléphérique, pour redescendre du deuxième téléphérique et pour redescendre du premier téléphérique ! Mais nous avons nettement préféré cet endroit. C'est certes aussi très touristique, mais beaucoup plus calme ... Et puis le magnifique coucher de soleil a fini de nous charmer !

On vous embrasse ! 

mardi 9 juin 2015

Rio : le Corcovado

Nous avons profité d'un jour férié pour aller au Corcovado avec le collègue de Damien, Alessandro, et sa femme.
Il y avait beaucoup, beaucoup de monde ... Et cela dès le départ ! En effet, on peut monter en haut de la montagne par plusieurs moyens : un petit train qui nous emmène directement là-haut ou bien des navettes. Nous pensions prendre le train, c'est le moyen le plus rapide. Enfin théoriquement ... Quand nous sommes arrivés à la station, on nous a dit qu'il y avait plus de 3h d'attente !!! Cela nous décourage totalement. Heureusement, Alessandro et sa femme (qui est brésilienne) parlent le portugais. Ils négocient donc avec un mec (un taxi non officiel) et finalement c'était tout aussi bien ! 

Il nous a tout d'abord déposés au point de vue Mirante Dona Marta. On y a une superbe vue sur Rio, le Pain de Sucre et le Corcovado !

Du pain de sucre à Ipanema 

Le Corcovado et la forêt de Tijuca 

Le taxi nous a ensuite emmenés à mi-chemin du Corcovado. En effet, la route est barrée et seulement les navettes officielles peuvent nous emmener au sommet. Notre temps est chronométré puisque notre "guide" revient nous chercher 2h30 plus tard ! On fait donc la queue pour prendre nos tickets ... Puis la queue pour prendre la navette. Une fois dans le mini-bus, celui-ci s'engage sur la route sinueuse qui mène au Christ Rédempteur. En chemin, on voit des singes, mais bien plus gros que ceux que j'avais vus lors de ma randonnée ! Une fois là-haut, comme on s'en doutait, il y avait vraiment beaucoup de monde ... On n'a même pas pu aller jusqu'au bout de l'esplanade ... En plus, les gens s'allongent par terre pour pouvoir prendre des photos de leurs amis devant le Christ ... Bref, vraiment pas facile de se frayer un chemin ! 

Et coucou ! 
La quartier d'Ipanema et de Leblon, avec le lac Rodrigo de Freitas
Le quartier de Sao Cristovao, on voit bien le Maracana et juste à côté
un autre "petit" stade (qui fait la taille du Stade de France...)
Le quartier de Centro. On peut voir Santa Teresa sur la petite colline
ainsi que la pont qui relie Rio à Niteroi.  
Le Pain de Sucre, à gauche, et le quartier de Copacabana à droite derrière les collines.

Ce site est bien entendu un incontournable de Rio, mais je ne regrette pas de l'avoir fait via le chemin de randonnée, je trouve que cela apporte vraiment un intérêt à la visite ... Cette fois-ci, c'était nettement moins agréable, on a fait beaucoup de queue, on ne profite pas vraiment de la vue à cause du monde ... D'ailleurs je n'ai pas pu faire de jolies photos. Celles-ci ont été prises après ma randonnée (d'où le ciel couvert et la luminosité du soir !)
Nous avons terminé la journée sous un magnifique coucher de soleil au Pain de Sucre ... A suivre ;)


Bisous à tous !